Recherche

Anarchamory

Anarchie relationnelle, libertinage et polyamour🔹Communication Non-Violente🔹Queer et fĂ©minisme intersectionnel🔹Anarchisme politique, pensĂ©e libertaire et mutualisme🔹AthĂ©isme, zĂ©tĂ©tique et esprit scientifique🔹Animalisme, antispĂ©cisme, vĂ©gĂ©ta*isme et vĂ©ganisme🔹Naturisme, nudisme et FKK🔹Divers autres sujets…

Ma dĂ©sorientation amoureuse : causes amicales, consĂ©quences romantiques, attirances WTF.

J’Ă©cris cet article afin de faire le point sur ma manière de fonctionner et de ressentir par rapport aux relations interpersonnelles, afin d’ĂŞtre mieux compris et surtout d’Ă©viter de susciter des malaises auprès de mes « ami·e·s proches » ou des personnes qui aspireraient Ă  en faire partie (j’utilise des guillemets, non pour signifier que mes « ami·e·s proches » ne seraient pas vraiment mes ami·e·s proches, mais parce que, ainsi que vous allez le voir, iels ne sont pas tout Ă  fait que ça Ă  mes yeux, et la pertinence de cette Ă©tiquette dĂ©pendra d’un ensemble de facteurs indĂ©pendants de la nature de l’attirance Ă©motionnelle que j’ai pour eux·elles).

Je pense qu’on peut dire de moi que je suis quoiromantique. Et c’est un vrai fatras dans ma tĂŞte car j’essaie de me raccrocher au langage et aux concepts du zedromantisme (la façon habituelle qu’ont les gens d’expĂ©rimenter l’attirance romantique) sans ĂŞtre zedromantique moi-mĂŞme.

Je ne vais pas m’attarder sur une dĂ©finition gĂ©nĂ©rale de ce concept de quoiromantisme, mais plutĂ´t m’attacher Ă  expliquer comment je vis concrètement mes relations avec les gens Ă  titre personnel.

Le point fondamental c’est que je ne fais pas de diffĂ©rence entre l’amitiĂ© proche et l’amour romantique. Par amitiĂ© proche (ou amitiĂ© complice), j’entends une forme d’amitiĂ© engagĂ©e et basĂ©e sur un partage d’intimitĂ© physico-Ă©motionnelle substantielle (mais pas nĂ©cessairement romantico-sexuelle). Telles que je vois les choses, c’est seulement la profondeur de l’intimitĂ© physique que l’on partage ou souhaite partager qui va faire passer, Ă  un moment, aux yeux de la sociĂ©tĂ©, une attirance / relation, de la case « amicale » Ă  la case « amoureuse » ou « romantique ». Mais le tracĂ© exact de la limite m’apparaĂ®t comme fondamentalement arbitraire. Lire la suite

Publicités

Amoureux·ses ou chĂ©ri·e·s ?

Je remarque que beaucoup de polyamoureux·ses, pour parler des personnes avec qui iels sont en relation intime utilisent le mot « amoureux·ses ».

Je n’ai pas fait d’Ă©tude sociologique poussĂ©e, mais il me semble, sur la base de mon expĂ©rience, que ce mot est beaucoup plus employĂ© en contexte polyamoureux que monogame. Seuls les enfants (ou les adultes lorsqu’iels s’adressent Ă  eux) semblent coutumiers du terme : « alors est-ce que tu as dĂ©jĂ  un·e amoureux·se ? ».

De ce que j’ai pu remarquer, les monogames non-marié·e·s / non-pacsé·e·s / non-concubin·e·s disent plutĂ´t : « mon copain » / « ma copine » ou « mon chĂ©ri » / « ma chĂ©rie », parfois « mon ami·e ». On comprendra aisĂ©ment le problème qu’il y aurait Ă  reprendre les mots « copain » / « copine » ou « ami·e » dans un contexte polyamoureux. Si quelqu’un·e parle de ses copains, copines, ami·e·s, ou d’un copain, d’une copine, d’un·e ami·e, on pensera ces termes dans leur acception platonique. On n’a pas ce problème avec le mot « chĂ©ri·e·s ».

Lire la suite

Ce que les animaux nous apprennent sur les relations humaines en Patriarcat…

… et au sein des autres systèmes d’oppression.

Sans qu’il soit question de nier le consentement des individus, il n’est pas interdit de s’interroger de façon efficace et concrète sur ce qui le dĂ©termine, afin de revenir Ă  nos vĂ©ritables aspirations. Cela implique une prise de recul par rapport aux conditionnements normatifs. Un tel travail peut ĂŞtre menĂ© par l’entremise de lectures, rĂ©flexions, introspections, mĂ©ditations, expĂ©rimentations… Il n’y a pas forcĂ©ment une « recette de cuisine » Ă  suivre. C’est l’expĂ©rience de la vie, avec audace, et une habitude de questionnement hors des sentiers battus qui va peu Ă  peu conduire Ă  dĂ©toxifier nos appĂ©tences ainsi que la manière de les exprimer.

Notre rapport habituel aux animaux dits « de compagnie » me semble riche d’enseignements sur les dĂ©terminants normatifs de notre rapport Ă  autrui. La plupart des gens caressent et câlinent spontanĂ©ment chat·te·s et chien·ne·s, alors que, bien entendu, ils n’Ă©prouvent pas d’attirance romantique et/ou sexuelle pour eux·elles… Ce genre d’attirance n’est donc aucunement un prĂ©requis pour fournir certains biens affectifs, relatifs Ă  la tendresse et/ou Ă  la sensualitĂ©.

Lire la suite

Grandeur et dĂ©cadence de la normativine.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 3 : Grandeur et décadence de la normativine.

(Conte et Statères)

Mikaël Mugneret

toutourien

Considérablement réduit par la désertion du gros des troupes, gangrené par la frustration, divisé en de multiples sectes que ne venait plus rassembler la figure tutélaire de leur vénéré maître monté au ciel, le noyau dur des disciples du Toutou Rien était en bien piteux état.

Ils·elles se répartissaient dans des recoins de la montagne, à bonne distance les un·e·s des autres, ou séparé·e·s par des rochers, en groupes de 2 à 5 individus. Un grand nombre préféraient même rester seul·e·s.

C’Ă©tait le cas de Dom, qui avait Ă©lu refuge dans le plus haut sommet de la montagne, et avait construit un grand laboratoire de recherche. Dom ambitionnait de trouver un remède afin de contrer la pĂ©nurie de je-ne-sais-quoi (voir Ă©pisode prĂ©cĂ©dent).

Lire la suite

La pénurie de je-ne-sais-quoi.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 2 : La pénurie de je-ne-sais-quoi.

(conte ample Ă  Sion)

Mikaël Mugneret

toutourien

Le 3ème jour, le Toutou Rien ressuscita d’entre les morts. Il ressuscita en un Ă©clair, comme il convenait Ă  un Toutou Rien ! Nous avons contĂ© dans l’Ă©pisode prĂ©cĂ©dent les grands principes de la philosophie et de la pratique toutouriennes dans ses aspects les plus gĂ©nĂ©raux, et avons abordĂ© ensuite la vie sexuelle et sentimentale du Toutou Rien en nous concentrant sur la seconde. Il nous reste Ă  traiter de la première. Il faut dire que le Toutou Rien Ă©tait absolument pudibond en matière de sexe depuis qu’il avait ressenti une certaine gène lĂ©gère Ă  en parler, il y a 8 ans, 3 mois et 7 jours, vers 14h46.

Lire la suite

Les aventures incroyables et trĂ©pidantes du Toutou Rien.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 1 : Éponyme.

(conte Ă  rebours)

Mikaël Mugneret

toutourienLe matin, quand il se rĂ©veillait, le Toutou Rien Ă©tait d’emblĂ©e d’attaque et plein d’Ă©nergie alors que la fraction de seconde avant il Ă©tait en phase de sommeil profond aux limites du coma. Après c’Ă©tait l’heure de manger. Soit le Toutou Rien dĂ©cidait de jeĂ»ner, soit il se faisait pĂ©ter l’estomac en avalant 3 sacs de croquettes et 3 kg de pâtĂ© pour chien. Ensuite, le Toutou Rien allait se promener. Soit il avançait pĂ©niblement comme une limace, soit il courait comme un guĂ©pard. Sur son chemin, le Toutou Rien rencontrait souvent d’autres toutous. Certain·e·s Ă©taient d’excellent·e·s ami·e·s Ă  lui, sur lesquel·le·s il pouvait compter les yeux fermĂ©s. Les autres Ă©taient des ennemi·e·s juré·e·s Ă  abattre. Le Toutou Rien n’aimait se promener qu’en Ă©tĂ©, par +35°C, en plein Soleil, ou alors en hiver, par -15°C, quand soufflait la bise. Le Toutou Rien avait dĂ©cidĂ© de ne pas fonder de famille, car s’il avait dĂ» avoir des chiots, il aurait fallu qu’il en ait au moins 10. On ne fait pas les choses Ă  moitiĂ© quand on s’appelle Toutou Rien ! En gĂ©nĂ©ral, le Toutou Rien Ă©tait hyper joyeux. Heureusement d’ailleurs, car quand il n’Ă©tait pas hyper joyeux alors il Ă©tait hyper triste. Le Toutou Rien travaillait très dur, au moins 70 heures par semaine. C’Ă©tait ça ou rien ! Le Toutou Rien travaillait dans l’informatique et la logique. C’Ă©tait le meilleur spĂ©cialiste mondial en langage binaire. Si ça n’avait pas Ă©tĂ© le meilleur, ça aurait Ă©tĂ© le pire… Lire la suite

RĂ©-love-ution de l’entre-deux…

J’aime le doux murmure des cancaniers,
Quand je m’affiche au bras d’une amitiĂ©
Câline, affectueuse et sensuelle,
Mais ni romantique ni sexuelle.
La rĂ©volution n’est pas dans les urnes !
La rĂ©-love-ution n’est pas dans les burnes !
La vraie subversion est dans l’entre-deux,
Entre amitié et amour amoureux.
Anarchie du sentiment,
Vérité des affinités,
Par delĂ  les carcans,
De la normalité.
Queerplatonique,
PlutĂ´t que nique,
J’aime faire l’amour tout en caresses,
Sur mon corps, de tes mains, déesse !

✨Mer d’Amour✨

Les relations sont comme la mer,
Elles subissent flots et jusants.
Ne les retenez pas, c’est usant.
Cela rend les cœurs amers.
Acceptez de laisser aller le reflux,
MĂŞme s’il prend des airs de « jamais plus ».
Au fond personne n’en sait rien…
Mais jusqu’Ă  prĂ©sent la mer revient,
Parfois la mĂŞme, et parfois non,
Quand seules les lois de l’existence
Expliquent sa fuite vers l’horizon.
Réjouissez-vous des expériences,
Qu’elle drainera avec foison !
Et si la mer n’en revient pas,
Ou qu’elle revient couci-couça,
Si votre conscience est toute nette,
Et que vos actes sont honnĂŞtes,
Acceptez-le sans auto-blâme,
On n’est pas maĂ®tre des bleus de l’âme,
Qui font, chez autrui, l’occasion de brisures,
Pour cause d’impromptues froissures.
Et pendant les mortes-eaux,
Voguez vers d’autres littoraux,
Qui connaîtront les vives-eaux,
Et baignez-vous de renouveau.

MĂ©lenchon et Hamon : de vrais libĂ©raux de gauche (pas Macron).

D’après beaucoup de libĂ©raux·les, la libertĂ© est le droit de faire ce que l’on veut avec ce que l’on a. Mais cette formule ne nous donne aucune indication sur ce en quoi doit consister ce que l’on a et laisse par consĂ©quent ouverte la question de l’appropriation et de la propriĂ©tĂ© lĂ©gitimes (en thĂ©orie, la propriĂ©tĂ© est ce avec quoi on a le droit de faire ce que l’on veut, ce qui rend cette dĂ©finition circulaire). Par suite, l’interventionnisme Ă©conomique n’est pas nĂ©cessairement de la spoliation. Il n’en est que si on prĂ©suppose que les richesses qu’il redistribue et dont il rĂ©glemente l’usage et l’exploitation sont des propriĂ©tĂ©s privĂ©es lĂ©gitimes. Si ce n’est pas le cas, alors l’interventionnisme Ă©conomique peut revĂŞtir quelque justice, ĂŞtre bĂ©nĂ©fique ou du moins ĂŞtre neutre d’un point de vue moral.

Lire la suite

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑