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Anarchamory

Anarchisme sans adjectif mais pas sans verbe.

Mois

mars 2018

Ma désorientation amoureuse : causes amicales, conséquences romantiques, attirances WTF.

J’écris cet article afin de faire le point sur ma manière de fonctionner et de ressentir par rapport aux relations interpersonnelles, afin d’être mieux compris et surtout d’éviter de susciter des malaises auprès de mes « ami·e·s proches » ou des personnes qui aspireraient à en faire partie (j’utilise des guillemets, non pour signifier que mes « ami·e·s proches » ne seraient pas vraiment mes ami·e·s proches, mais parce que, ainsi que vous allez le voir, iels ne sont pas tout à fait que ça à mes yeux, et la pertinence de cette étiquette dépendra d’un ensemble de facteurs indépendants de la nature de l’attirance émotionnelle que j’ai pour eux·elles).

Je pense qu’on peut dire de moi que je suis quoiromantique. Et c’est un vrai fatras dans ma tête car j’essaie de me raccrocher au langage et aux concepts du zedromantisme (la façon habituelle qu’ont les gens d’expérimenter l’attirance romantique) sans être zedromantique moi-même.

Je ne vais pas m’attarder sur une définition générale de ce concept de quoiromantisme, mais plutôt m’attacher à expliquer comment je vis concrètement mes relations avec les gens à titre personnel.

Le point fondamental c’est que je ne fais pas de différence entre l’amitié proche et l’amour romantique. Par amitié proche (ou amitié complice), j’entends une forme d’amitié engagée et basée sur un partage d’intimité physico-émotionnelle substantielle (mais pas nécessairement romantico-sexuelle). Telles que je vois les choses, c’est seulement la profondeur de l’intimité physique que l’on partage ou souhaite partager qui va faire passer, à un moment, aux yeux de la société, une attirance / relation, de la case « amicale » à la case « amoureuse » ou « romantique ». Mais le tracé exact de la limite m’apparaît comme fondamentalement arbitraire. Lire la suite

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Amoureux·ses ou chéri·e·s ?

Je remarque que beaucoup de polyamoureux·ses, pour parler des personnes avec qui iels sont en relation intime utilisent le mot « amoureux·ses ».

Je n’ai pas fait d’étude sociologique poussée, mais il me semble, sur la base de mon expérience, que ce mot est beaucoup plus employé en contexte polyamoureux que monogame. Seuls les enfants (ou les adultes lorsqu’iels s’adressent à eux) semblent coutumiers du terme : « alors est-ce que tu as déjà un·e amoureux·se ? ».

De ce que j’ai pu remarquer, les monogames non-marié·e·s / non-pacsé·e·s / non-concubin·e·s disent plutôt : « mon copain » / « ma copine » ou « mon chéri » / « ma chérie », parfois « mon ami·e ». On comprendra aisément le problème qu’il y aurait à reprendre les mots « copain » / « copine » ou « ami·e » dans un contexte polyamoureux. Si quelqu’un·e parle de ses copains, copines, ami·e·s, ou d’un copain, d’une copine, d’un·e ami·e, on pensera ces termes dans leur acception platonique. On n’a pas ce problème avec le mot « chéri·e·s ».

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