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Anarchamory

Anarchisme sans adjectif mais pas sans verbe.

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Fictions méditatives…

Grandeur et décadence de la normativine.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 3 : Grandeur et décadence de la normativine.

(Conte et Statères)

Mikaël Mugneret

toutourien

Considérablement réduit par la désertion du gros des troupes, gangrené par la frustration, divisé en de multiples sectes que ne venait plus rassembler la figure tutélaire de leur vénéré maître monté au ciel, le noyau dur des disciples du Toutou Rien était en bien piteux état.

Ils·elles se répartissaient dans des recoins de la montagne, à bonne distance les un·e·s des autres, ou séparé·e·s par des rochers, en groupes de 2 à 5 individus. Un grand nombre préféraient même rester seul·e·s.

C’était le cas de Dom, qui avait élu refuge dans le plus haut sommet de la montagne, et avait construit un grand laboratoire de recherche. Dom ambitionnait de trouver un remède afin de contrer la pénurie de je-ne-sais-quoi (voir épisode précédent).

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La pénurie de je-ne-sais-quoi.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 2 : La pénurie de je-ne-sais-quoi.

(conte ample à Sion)

Mikaël Mugneret

toutourien

Le 3ème jour, le Toutou Rien ressuscita d’entre les morts. Il ressuscita en un éclair, comme il convenait à un Toutou Rien ! Nous avons conté dans l’épisode précédent les grands principes de la philosophie et de la pratique toutouriennes dans ses aspects les plus généraux, et avons abordé ensuite la vie sexuelle et sentimentale du Toutou Rien en nous concentrant sur la seconde. Il nous reste à traiter de la première. Il faut dire que le Toutou Rien était absolument pudibond en matière de sexe depuis qu’il avait ressenti une certaine gène légère à en parler, il y a 8 ans, 3 mois et 7 jours, vers 14h46.

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Les aventures incroyables et trépidantes du Toutou Rien.

Les aventures incroyables et trépidantes du

Toutou Rien.

Épisode 1 : Éponyme.

(conte à rebours)

Mikaël Mugneret

toutourienLe matin, quand il se réveillait, le Toutou Rien était d’emblée d’attaque et plein d’énergie alors que la fraction de seconde avant il était en phase de sommeil profond aux limites du coma. Après c’était l’heure de manger. Soit le Toutou Rien décidait de jeûner, soit il se faisait péter l’estomac en avalant 3 sacs de croquettes et 3 kg de pâté pour chien. Ensuite, le Toutou Rien allait se promener. Soit il avançait péniblement comme une limace, soit il courait comme un guépard. Sur son chemin, le Toutou Rien rencontrait souvent d’autres toutous. Certain·e·s étaient d’excellent·e·s ami·e·s à lui, sur lesquel·le·s il pouvait compter les yeux fermés. Les autres étaient des ennemi·e·s juré·e·s à abattre. Le Toutou Rien n’aimait se promener qu’en été, par +35°C, en plein Soleil, ou alors en hiver, par -15°C, quand soufflait la bise. Le Toutou Rien avait décidé de ne pas fonder de famille, car s’il avait dû avoir des chiots, il aurait fallu qu’il en ait au moins 10. On ne fait pas les choses à moitié quand on s’appelle Toutou Rien ! En général, le Toutou Rien était hyper joyeux. Heureusement d’ailleurs, car quand il n’était pas hyper joyeux alors il était hyper triste. Le Toutou Rien travaillait très dur, au moins 70 heures par semaine. C’était ça ou rien ! Le Toutou Rien travaillait dans l’informatique et la logique. C’était le meilleur spécialiste mondial en langage binaire. Si ça n’avait pas été le meilleur, ça aurait été le pire… Lire la suite

Ré-love-ution de l’entre-deux…

J’aime le doux murmure des cancaniers,
Quand je m’affiche au bras d’une amitié
Câline, affectueuse et sensuelle,
Mais ni romantique ni sexuelle.
La révolution n’est pas dans les urnes !
La ré-love-ution n’est pas dans les burnes !
La vraie subversion est dans l’entre-deux,
Entre amitié et amour amoureux.
Anarchie du sentiment,
Vérité des affinités,
Par delà les carcans,
De la normalité.
Queerplatonique,
Plutôt que nique,
J’aime faire l’amour tout en caresses,
Sur mon corps, de tes mains, déesse !

✨Mer d’Amour✨

Les relations sont comme la mer,
Elles subissent flots et jusants.
Ne les retenez pas, c’est usant.
Cela rend les cœurs amers.
Acceptez de laisser aller le reflux,
Même s’il prend des airs de « jamais plus ».
Au fond personne n’en sait rien…
Mais jusqu’à présent la mer revient,
Parfois la même, et parfois non,
Quand seules les lois de l’existence
Expliquent sa fuite vers l’horizon.
Réjouissez-vous des expériences,
Qu’elle drainera avec foison !
Et si la mer n’en revient pas,
Ou qu’elle revient couci-couça,
Si votre conscience est toute nette,
Et que vos actes sont honnêtes,
Acceptez-le sans auto-blâme,
On n’est pas maître des bleus de l’âme,
Qui font, chez autrui, l’occasion de brisures,
Pour cause d’impromptues froissures.
Et pendant les mortes-eaux,
Voguez vers d’autres littoraux,
Qui connaîtront les vives-eaux,
Et baignez-vous de renouveau.

Je suis en amour avec moi-même…

Aujourd’hui je vous livre (avec son accord, et même à sa demande) cette réflexion d’un ami très cher et très proche de moi :

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Débauche textuelle (nouvelle d’anticipation).

 

 

 

Débauche textuelle.

Mikaël MUGNERET

Lundi 20 avril 2116, 6h30. Le radio-réveil se mit en marche et m’extirpa de ma demi-torpeur. J’avais mal dormi, je sentais que la journée allait être longue et pénible. J’écoutais l’émission. A moitié pour tuer le temps, à moitié pour me changer les idées. Enfin… pour ce dernier point, je n’étais peut-être pas tombé sur la meilleure émission…

— Écoute jeune homme, dit le Doc, il faut bien que tu comprennes que ce n’est pas sale. Ton corps change, tes envies aussi. Il n’est pas anormal que tu t’adonnes à l’auto-poésie, c’est parfaitement naturel…

Auto-poésie… Poésie… Toutes ces choses pourraient être si simples mais sont si compliquées.

Sarah commença à s’éveiller doucement. Elle se tourna vers moi, les yeux mi-clos.

— Tu es sûre que ta femme ne se doute de rien pour nous deux ?

— Mais non, je te l’ai déjà dit. Elle croit qu’on est juste amants. Lire la suite

Le mariage (conte philosophique)

Le mariage.

Mikaël MUGNERET • 31 août 2016

Bonjour Monsieur le Maire, nous venons vous voir, Maxime et moi, pour vous faire part de notre intention de nous marier d’ici quelques mois !

Vous marier ? Quelle drôle d’idée ! Mais pourquoi donc souhaitez-vous vous marier ?

Mais parce que nous nous aimons, Monsieur le Maire !

Vous vous aimez ? En êtes-vous bien sûr·e·s ?

Mais évidemment ! C’est tout réfléchi !

Je ne sais pas moi… ce n’est pas facile à savoir, et peut-être qu’après vous allez être pris·e de regrets !

Mais il est plus certain que nous soyons pris·e de regrets si nous ne le faisons pas !

Bon, bon… Très bien… Avez-vous le certificat de votre psychiatre ?

Le quoi ?!! Lire la suite

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