… et au sein des autres systèmes d’oppression.

Sans qu’il soit question de nier le consentement des individus, il n’est pas interdit de s’interroger de façon efficace et concrète sur ce qui le détermine, afin de revenir à nos véritables aspirations. Cela implique une prise de recul par rapport aux conditionnements normatifs. Un tel travail peut être mené par l’entremise de lectures, réflexions, introspections, méditations, expérimentations… Il n’y a pas forcément une « recette de cuisine » à suivre. C’est l’expérience de la vie, avec audace, et une habitude de questionnement hors des sentiers battus qui va peu à peu conduire à détoxifier nos appétences ainsi que la manière de les exprimer.

Notre rapport habituel aux animaux dits « de compagnie » me semble riche d’enseignements sur les déterminants normatifs de notre rapport à autrui. La plupart des gens caressent et câlinent spontanément chat·te·s et chien·ne·s, alors que, bien entendu, ils n’éprouvent pas d’attirance romantique et/ou sexuelle pour eux·elles… Ce genre d’attirance n’est donc aucunement un prérequis pour fournir certains biens affectifs, relatifs à la tendresse et/ou à la sensualité.

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